(3) - 13 mai 2019 - La genèse du site web

Catégorie : Chercheur.e.s, En coulisse
Chapeau : Le lundi 13 mai 2019, Anne-Sophie Tribot, Moad Essabbar, Thierry Brassac et Christopher Sevin se sont réunis au Service Culture Scientifique de l’Université de Montpellier pour continuer le travaille sur le protocole de la Grande Expérience Participative.
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Billet : Pour que l’analyse ne soit pas longue et fastidieuse pour les personnes qui participeront à la Grande Expérience Participative (GEP) le soir de la Nuit des Chercheur·e·s, le nombre de critères morphologique à observer sur les ours en peluche a été limité à 20. Certains critères, comme l’écartement des yeux, ont été soustraits de la liste, car ils ne sont pas porteurs d’assez d’informations. A l’inverse, d’autres comme la présence de mécanismes internes ont été validés.

La liste des critères morphologiques validés par l’équipe à l’heure actuelle est la suivante : taille (tête+corps), masse de la peluche, couleur (mesurée grâce à un protocole dont nous parlerons prochainement), posture du nounours, accessoires vestimentaires, mécanismes internes (lumières, appareils sonores, etc.), circonférence maximum de la peluche (sa « rondeur »), rapport longueur du museau/longueur du crâne pour mesurer l’écrasement de la face, « moelleusité » de la peluche, douceur du poil, longueur du poil, matière de la peluche, présence d’un sourire, diamètre des oreilles, diamètre des yeux. La liste n’est pas figée et bénéficiera d’une dernière approbation par l’ensemble de l’équipe ultérieurement.

La deuxième partie de la réunion, plus technique, concernait la programmation des informations de la banque de données recueillies lors de la GEP. Une fois collectées, ces données seront traitées par un algorithme qui classera les ours en fonction de leur ressemblance. Bien que la saisie des données se fasse sur un site web capable également de générer des résultats graphiques, les calculs eux, seront probablement effectués par une interface spécifique. C’est Moad Essabbar, doctorant en informatique présent dans l’équipe de la GEP, qui se charge d’une grande partie de la programmation. Il est aidé dans sa tâche par la docteure en biologie et écologie Anne-Sophie Tribot. Pour pouvoir construire cette base de données, les personnes qui participeront à l'expérience devront remplir une liste d’informations sur le site internet dédié à cet effet (en cours de construction). Pour notre équipe, il s’est avéré clair que l’interface devait être facile d’utilisation et épurée.

Le questionnaire sera en deux parties. La première permet d’acquérir des données sur la morphologie des ours en peluche. La deuxième partie, qui nécessite la présence de lots "témoins" d'ours en peluche, sera axée sur la dimension affective participant-peluche. Cette partie sera optionnelle. Les questions permettant de juger la réconfortabilité des nounours sont :
• Mon ours est-il agréable à regarder dans son ensemble ?
• Le visage de mon ours est-il agréable à regarder ?
• Mon ours est-il agréable à toucher ?
• Mon ours est-il agréable à manipuler ?
• Mon ours est-il agréable à sentir ?

La prochaine mission de l'équipe GEP est de réussir à quantifier la douceur et la « moelleusité » d'un ours en peluche. Anne-Sophie quant à elle, tentera de réaliser un protocole simple pour le studio photo afin faciliter l’extraction des informations. À suivre...

Christopher Sevin, Université de Montpellier